20.11.2008
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16.11.2008
Automnale en Belledonne
Contrefort Ouest de la Petite Lance du Crozet - Eperon du Petit Loup (150m - AD), 2100 m. + Descente sur le lac du loup.
Photos de l'ascension : ici
Après la découverte de la Belledonne en compagnie de Olivier, les chutes de neiges récentes font rêver à des courses mixtes dans mon esprit d'alpiniste débutant... De site web, en topo je découvre la traversée des Dents du Loup (visible depuis mon bureau de Grenoble par beau temps) sur laquelle je décide de partir en compagnie de Matthieu C. et de Guillaume, mon compagnon du Grand Eulier l'année précédente. Oui mais voilà, depuis mon retour de Normandie, retour difficile soit dit en passant tant le séjour fut agréable dans ma famille et en compagnie de Céline, le soleil n'a pas fait son apparition à Grenoble une seule fois. Le plafond s'obstine de manière énervante à ne pas dépasser les 1000 - 1500 m... Après pas mal de lecture et de réflexions, nous décidons d'aller voir quand même ce samedi 15 nov. Décollage prévu à 8h du parking de Pré Raymond, nous attaquons dans la purée de pois. La météo prévoit une mer de nuages à 1600 - 1700 m, ce qui nous conforte dans le choix de notre départ. Nous trouvons effectivement le soleil aux alentours de 1700 m lors de notre montée... Paysage grandiose de ne voir que les sommets dépasser tels des ilôts. Je me surprend à penser aux îles Chauseys à marrée haute.
C'est tout bonnement hallucinant tant le Grésivaudan est large... Au moins on ne verra pas Grenoble ! (ça devient une habitude pour moi à chaque fois que je pars en Belledonne...). La montagne se dévoile à mesure que le brouillard se dissipe et la Petite Lance du Crozet nous apparaît comme fantomatique dans la lueur du matin...
Oh surprise, tant de neige ? Je redécouvre ce paysage que j'avais parcouru intégralement à pieds sec il y a de celà trois semaines en gravissant la Grande Lance de Domène... C'est magnifique, mais aussi c'est un os! Nous montons jusqu'au lac du Crozet d'où nous observons le contrefort Oriental de notre objectif... Complètement platré de fraîche... Oh joie d'avoir un topo du secteur dans le sac... Nous nous rabattons sur un objectif plus simple et plus bas, exposé plein sud où nous espérons trouver de meilleures conditions. Nous chaussons donc les crampons et enfilons les baudriers au lac.
Observation de notre objectif... Dubitatifs???
C'est parti! Ce coup ci on attaque. Après un détour paumatoire dans un couloir raide de mixte instable et improtégeable, nous trouvons le départ de notre courses et enfilons l'intégralité de l'arête à corde tendue... Nous trouvons aisément le chemin et les conditions escomptées... C'est un vrai régal, on surplombe la vallée et les nuages qui ne daignent pas se dissiper... Pauvres de Grenoblois emprisonnés sous cette chape de grisaille pesante. Nous qui sommes inondés de lumière et heureux d'être là.
Dès lors l'épron fini, nous nous payons le luxe de continuer par un couloir de neige fraîche qui enfonce et nous fait cramponner cailloux et rhodos, jusqu'à trouver l'arête neigeuse issue de la petite lance du crozet qui nous permet de redescendre par l'autre versant beaucoup plus facile et agréable.
Nous traçons notre chemin dans la neige légère enfonçant parfois jusqu'au genoux dans la joie d'une jolie balade en montagne, retrouvant rapidement le lac puis le sentier du retour.
Une bien belle journée en somme, qui laisse présager de nouvelles ascension, dans de meilleurs conditions de neige par contre...

Merci à vous deux, Matthieu et Guillaume.
18:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eperon du petit loup, potof, hivernal
Retour à Grenoble
Adieu Bretagne, à la fois chérie et détestée. Il y a quelques semaines, un mail providentiel tombe de Grenoble... L'entreprise que je courtisai depuis déjà plusieurs mois me rappelle et me propose un poste au dessus de mes aspirations Rennaises. Ni une ni deux, je profite de ce qui devait être mon dernier passage à Grenoble pour ma soutenance de fin d'étude pour passer un entretien d'embauche. Et me voici, de retour à Paris, dans les bras de mon aimée averti qu'un CDI m'est octroyé. Tout va très vite ensuite et me voici donc ce mercredi 17 décembre en poste dans ma ville de prédilection qui m'a permis tant de bonheurs alpins en solitaire ou avec ma Céline l'année passée.
Je me sens chez moi et je suis heureux de revenir ici, dans cette ville à l'identité si forte qui offre un bout de montagne à chaque coin de rue ou presque. Mais tout ceci est sans compter avec le manque. Le pays natal me laisse une douce nostalgie, mais la femme que j'aime est loin et là... Même la montagne n'y peut rien.
Heureusement, de féria des vendanges en patience, je la retrouve enfin sur le quai grenoblois et nous voici de nouveau réunis pour 10 jours après ce qui m'aura semblé être une éternité.
Dent de Crolles - Boucle par le GR (R), 2086 m.
Les couleurs de l'automne sont belles, et nous voici donc partis à la découverte d'un massif particulièrement affectionné des grimpeurs grenoblois : La Chartreuse. Nous partons de Grenoble en fin de matinée et nous montons donc à la dent de Crolles, joli sommet qui a nourri bien des rêveries l'année passée à travers les fenêtres des salles de cours de l'EFPG au cours des longues heures de cours... Nous montons par le pas de l'oeil qui présente un petit pas d'escalade ludique et donne à cette ascension un caractère fort. Cette montagne est superbe et les forêts offrent des couleurs variées et grandioses... De là haut, un panorama magnifique s'étant du Beaufortin au Vercors en passant par le Mt Blanc...
Une belle petite randonnée que nous avons fait ici, parfaite pour mettre un pied en chartreuse et découvrir les massifs environnants de Grenoble. À faire en amoureux... C'est mieux, merci ma Chérie.
Gerbier - un petit tour sur les arêtes.
Après la découverte de la chartreuse, nous attaquons le lendemain même sur le Vercors, dont nous connaissons déjà le mont Aiguille pour l'avoir gravi l'été dernier, aventure épique soit dit en passant. Nous nous levons donc de bon matin et roulons en direction de Prélenfray où nous garons la voiture. Suit une marche d'approche rendue longue par les conseils "avisées" d'un chasseur du cru et doublé d'une erreur d'orientation de ma part... Nous arrivons finalement au départ des arêtes, à la double brèche après 4 bonnes heures de marche... Moyennement motivés, nous décidons quand même d'aller faire un tour sur l'arête, plus histoire de grimper un peu que dans l'idée d'aller au sommet... Au final nous aurons traversé quelques ressauts et bénéficié d'une vue surplombante sur les forêts du Trièves magnifique...
Une jolie balade en somme qui nous aura donné envie d'acheter un manuel d'orientation en montagne pour apprendre à lire une carte à l'unisson...
Grande Lance de Domène- Voie Normale (R), 2790 m.
Toutes les bonnes choses ayant une fin, Céline repart sur Paris, et me voici à nouveau seul sur Grenoble. J'évoque avec un collègue de boulot mes aspirations alpines et il me convie aussitôt à me joindre à lui pour faire la Grande Lance de Domène, Plus haut sommet belledonnien visible depuis Grenoble, le week-end suivant...
J'accepte aussitôt et nous commençons à potasser la carte pour définir l'itinéraire, non balisé et tracé qui nous permettra d'atteindre le sommet. Et hardi petit! Samedi suivant je me réveille à 5h du matin pour rejoindre mon compère chez lui et tracer la route vers le parking de Pré Raymond. Nous voici donc à pied d'oeuvre dans les nuages que nous ne tardons guère à dépasser. La vue est saisissante, les nuées occupent tout le Grésivaudan, mais aussi toutes les vallées avoisinante. Nous sommes au soleil, coupés du monde par cette grisaille si triste à Grenoble.
Cette grande lance qui me faisait de l'oeil façon Dent de Crolles depuis mes salles de cours est maintenant à portée de godillots. Nous grimpons ainsi à bonne allure jusqu'au lac du Crozet d'où nous gagnons le col de la Pra puis les lacs du Doménon d'où nous bifurquons pleine pente pour atteindre le sommet convoité par un système de pierrier et de barres rocheuses. Finalement nous voici rendu à destination.
Il fait grand beau, les hauts sommets français pavoisent depuis le Mont-Blanc à la Meije en passant par la Grande Casse... La vue est splendide et je découvre ce massif de Belledonne si couru des montagnards Grenoblois, très minéral et hostile et au rocher à faire passer le gneiss de l'Oisans pour le meilleur des granits...
Merci Olivier pour cette superbe découverte que j'ai partagé avec toi.
En quelques week-ends, me voici donc familiarisé avec les différents massifs Grenoblois dans lesquels je n'avait peu ou prou grenouillé par avant.
17:19 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grenoble, boirel, christophe, potof, celine, belledonne, chartreuse
19.08.2008
Été 2008 - La Bérarde
Vercors
Vendredi 1 août au soir, c'est les vacances... Enfin! Un retour en montagne attendu et rêvé qui me tarabuste fort depuis quelques semaines. Au programme, une semaine seul avec Céline et un seconde semaine en compagnie des copains disponible non exilés en Afrique (Vincent on pense tous fort à toi...). Je charge donc la voiture en matos de camping, escalade et fringues chaudes direction Paris où je retrouve ma Cissou. Après une courte nuit, nous prenons la route en direction des Alpes et nous optons pour une optimisation de la voiture aménagée en allant dormir au pied du Mont Aiguille.
Mont Aiguille - Voie Normale (PD), 2086 m
Après avoir bouiné dans le brouillard sur les routes du Vercors, nous nous faisons une petite rando au cours de laquelle la grande dame mère de l'alpinisme se dévoile à nous... Qu'elle est belle cette montagne! Après notre demi tour de septembre, l'envie d'y retourner nous travaille fort! Lors de la randonnée je retrouve l'endroit où je m'étais fourvoyé avec les potes cet hiver... On était quelques centaines de mètres trop à l'ouest... Tant pis! Bons souvenirs frigorifique quand même!
Après un bon repas contemplatif en compagnie de Céline face à notre objectif du lendemain, nous émigrons vers je ne sais plus quel patelin pour y dormir. Au petit matin, vers les 9 heures environ... nous partons direction le col de l'Aupet où nous retrouvons nos souvenirs de septembre. Nous attaquons donc cette paroi plus impressionnante que difficile, et en cinq heures nous sortons au sommet.
Sensation étrange pour moi, plus habitué aux sommets rocailleux ou neigeux que de déboucher sur un havre de verdure. "Un p'tit coin de paradis" dira Céline. Et nous partons main dans la main vers le sommet sur cet étrange et magnifique îlot suspendu entre terre et ciel. Nous l'avons fait! Petite revanche mais surtout grand plaisir que de partager cette nouvelle ascension avec Céline.
Après une bulle fort sympathique nous repartons direction les rappels... C'est là que ça se corse, nous hésitons, pinaillons et finalement grâce à un aimable campeur d'altitude trouvons le premier rappel qui nous amène au pied de la face au cours de la nuit... Thierry si tu lis ceci un jour, sache que j'ai pensé fort à toi et aux 5 de la Rouye en ce moment précis... Après quelques hésitations, un rappel sur arbre dans la nuit qui nous ramène au pied de la face et une corde bloquée par deux fois, soirée "cas d'écoles", nous rentrons à la voiture pour une heure du mat'... Épique mais que de bons souvenirs au final.
La Bérarde
Étant donné notre heure tardive de retour, nous revoyons nos plans de camper au dimanche soir à la Bérarde et nous repassons la nuit dans le boumbomobile au pied de notre sommet. Le lendemain, direction la Bérarde où nous nous installons au camping. Avanti les grillades et les bons moment d'un jeune couple épris de montagne et d'eux même...
Même si le Mont Aiguille m'a ravi, c'est à la Bérarde au pied des hauts sommets que je me sent le mieux. Après avoir consulté la météo, nous décidons d'optimiser la fenêtre météo annoncée (grand bien nous a pris...) et de monter en refuge dès mardi.
Mont Gioberney - Voie Normale (F), 3352 m
C'est au détour d'un petit tout petit lacet, que se dévoilent les Bans et la glacier de la Pilatte pour monter au refuge du même nom. Nous avons opté avec Céline pour grimper au Gioberney, ce sommet limitrophe entre Vénéon et Valgaudemar qui m'a fait faire demi tour quelques années auparavant par le versant Ouest en compagnie de Papa et Pierrot mon frère.
Quel bonheur que de faire cette montée en refuge avec Céline. retrouver les sensations de la montagne, ses couleurs et ses odeurs. Le glacier de la Pilatte est impressionnant et les Bans majestueux! Après une rude montée, nous arrivons à bon port. Cadre grandiose et chaises longues... Quel pied...
Après un repas pantagruélique pour ma part, et une bonne nuit en charmante compagnie, nous nous préparons avec Cissou. Je la presse pensant que nous sommes en retard et finalement, nous nous retrouvons à faire la trace tout du long de la montée ce qui nous donne le privilège d'être seuls au sommet quelques instants magiques entre Vénéon et Valgau... Toujours ce même plaisir d'une ascension réussie. Panorama sublime, le dôme et la barre, la Meije, L'ailefroide, les Bans le Sirac et les Rouies sont là pour nous. Quelle bonheur!
Merci ma Cissou pour cette nouvelle superbe ascension. Que les grillades sont bonnes au soir!
Tête de la Maye - Voie "GayPied" (AD-)
Après une journée de repos forcé grâce à une météo capricieuse, Matthieu C. et Romain D. doivent nous rejoindre au soir. Le soleil étant de retour, nous décidons avec Céline de nous lancer dans une grande voie sur la tête de la Maye... Un vent à décorner les taureaux de Camargue rend cette ascension assez pénible malgré un cadre superbe et une première longueur très pure (5a). 300 mètre ça fait long et le Gioberney et le Mont Aiguille nous rendent les mouvement un peu grinçants par moments...
Au soir nous retrouvons un pépère bien emmitouflé au fond de son sac de couchage juste à côté de notre tente... Matthieu is back!!! Vindjeu que ça fait plaisir de retrouver ce pote montagnard avec qui c'est toujours un plaisir de partir... Quelques heures après c'est au tour de Romain de nous rejoindre. On se décide donc, après moult hésitations entre glace neige rocher ou mixte pour monter au Soreiller le lendemain.
Aiguille Dibona - Voie du nain (AD+) puis Voie Normale (PD+), 3131 m
Pour allier les différentes compétences et états physiques de chacun, fatigués mais acclimaté, frais mais pas chaud, grimpeur et pas glaciairiste ainsi qu'inversement réciproque et proportionnel, nous décidons de partir sur l'arête sud de la centrale du Soreiller. Mais comment oublier qu'au détour d'un lacet du sentier qui monte au refuge, elle est là... La Dibona, si irréelle qu'on ne peut y résister.
Nous décidons donc d'un commun accord de partir sur cette montagne mythique en passant dans un premier temps par la brêche de clochetons et la voie du Nain qui nou surprendra par la présence de nains de jardins sycathés aux relais... Étrange et agréable lubie de l'ouvreur de la voie qui permet au grimpeur de se sentir moins seul au relais en l'attente de son partenaire... Bref. après une sieste fort agréable sur le replat, nous repartons vers le refuge où nous dégusterons les tartes au citron de Martine Turc avant de grimper une "tite dalle soreilleine" au pied de la face S de la Dibona.
Du refuge la vue est magnifique sur le massif, les Étages, les Rouies, l'Olan, que de souvenirs à partager avec Céline et les copains. Le repas excellent englouti, les saucisses nous avaient atomisé à la montée sur le dos de la petite Martine qui paye pas de mine... et pourtant! Adorable, une maman en montagne! Merci pour l'accueil.
Le lendemain, nous voici donc partis en deux cordée, Céline et moi puis Matthieu et Romain, sur la voie du nain. Très belle ascension qui hormis un "petit pas de 4a" qui peut néanmoins surprendre de manière assez violente de terreur quatre amis férus de grimpe mérite le détour et offre l'occasion de s'offrir la Dibona par une voie complète d'escalade soutenue et homogène.
De la Brêche des Clochetons, la vue sur la Dibona est impressionnante et intimidante au point de nous faire douter d'y aller malgré la faible cotation... Après un débat tant intérieur qu'extérieur du genre : on y va? on y va pas? on se dit que c'est vraiment trop con de rebrousser chemin là alors que ce sommet oh combien mythique est à portée de chausson. Et nous voici donc gais compagnons alpins partis à l'assaut de cette arête vertigineuse à faire passer les Cinéastes pourtant plus dur pour une promenade de santé... Et en trois longeurs nous voici rendu au sommet de ce rêve de granit. Bonheur intense et sensation de liberté immense sur ce pourtant si étroit sommet qui ne vole pas le nom d'aiguille...
À tous mes compagnons un Immense merci pour cette course partagée et félicitations à tous.
Le Mont Aiguille, le Gioberney et la Dibona... Le rêve! Merci Merci Merci
Saint Christophe
Via Ferrat'
Pour se finir - Bleau, les trois pignons (dont le bilboquet)
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21.07.2008
Pen-Hir
00:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.06.2008
Retour au refuge de l'Olan
Vendredi 20 juin - Montée au refuge
Après un passage à l'école le matin, je prend la route direction le Valgaudemar afin de retrouver Thierry, le gardien de l'Olan et de rencontrer Marie sa copine qui l'assiste cet été. Rendu à pied d'oeuvre, j'attaque la montée découvrant un peu plus à chaque lacet l'enneigement exceptionnel du Valgau et du vallon de Navette. La montée est rude mais j'arrive à destination en moins de trois heures... Ouf! l'honneur est sauf. Ça fait plaisir de se retrouver là haut et de revoir Thierry. Au programme, on a prévu l'ascension de la Cime du Vallon le lendemain, puis pour moi une ascension solitaire dimanche... peut être...
Samedi 21 juin : Tentative à la Cime du Vallon - Voie Normale (F), 3409 m.
Qu'il est dur mais bon de se réveiller à 4h et de faire le réveil des alpinistes. Se forcer à avaler quelque chose histoire de, puis de marcher au clair de lune pour aller choper la neige. Nous partons donc tous les trois et nous équipons au bout d'une trentaine de minutes. Nous attaquons la neige direction le sommet, mais au bout de quelques minutes Thierry est contraint de faire demi tour à cause d'un crampon défectueux. Nous continuons donc avec Marie jusqu'à dépasser le col du bâton. La neige est très abondante et ne porte pas. Le regel a été mauvais; et la glissade fait peur! Les fantômes du printemps dernier nous font rebrousser chemin sans trop de regrets. La vue est splendide et la face Nord de la Rouye est très enneigée malgré sa faible altitude 3085m... Il reste des plaquages de glace.
Retour donc au refuge, pour un après midi de repos.
Dimanche 22 juin - Couloir des Sorciers à la Rouye (PD)
en solo
Quitte à être en refuge, autant en profiter à fond. Conscient des nombreux réveils trèèès matinaux qui attendent les gardiens pour la saison, je propose de faire le réveil des alpinistes le lendemain matin à 4h00. Ma forme et ma motivation sont restés au plumard lorsque j'accueille les clients. Je me tâte, le couloir des sorciers me tente bien mais bon... Le guide a mis 2h pour y monter hier avec ses clients... Je suis fatigué je sais pas trop. Les grimpeurs partent, je range et me décide à partir au moins pour profiter du lever de soleil un peu plus haut... On verra. Mes pas lourds de pas réveillés me mènent quand même jusqu'à la neige, puis à mettre mes crampons pour aller jeter un coup d'oeil à ce couloir. Finalement, aillant rattrapé la cordée de la Cime du Vallon, je n'y tiens plus. Je m'engage dans l'ascension de ce couloir qui me domine. Et hop en une heure dix, c'est avalé! Je débouche à un collet étroit avec une vue imprenable sur le Sirac encore dans l'ombre. Je reste là haut 20 minutes le temps d'admirer le soleil irradier la face Nord de cette superbe montagne puis redescend. J'essaye de joindre le refuge à la radio, mais le couloir est trop encaissé, les ondes ne passent pas. En trente minutes je suis de retour au refuge. Fatigué mais surtout content de m'être offert cette superbe course.
Merci à vous deux, Thierry et Marie pour votre accueil. Bonne saison à vous c'est toujours un plaisir que de monter vous voir et j'espère sincèrement vous rendre encore visite cet été, avec Céline ce coup ci!
19:23 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : olan, rouye, cime du vallon, potof, boirel, christophe, refuge
15.06.2008
Haute Savoie - Chéserys
Après deux mois passés en Bretagne à travailler, même si les week-ends occupés n'ont pas manqués entre Périgord, Hollande et Paris le tout ponctué de grimpe, je retourne vers Grenoble pour passer mes soutenances de mi année... Oui de mi année fin juin je sais... Destination oblige, un détour par la Haute Savoie est de rigueur pour démêler les nerfs stressés. Rendez-vous donc avec Matthieu le vendredi soir à Brison au dessus de Cluses. Au programme, beaucoup d'envies comme les Cosmiques, le Tondu ou encore d'autres sommets attirants pour deux montagnards bleus. Mais les conditions d'enneigement et la fatigue de l'année étant au rendez-vous, nous préférons partir sur un objectif plus simple et moins engagé... Les chésérys. Ceci me donne l'occasion de retourner en vallée de Cham' que je n'apprécie décidément pas autant que mon Valgau.
La bleue : D+ 150 m (5b max)
Le samedi au matin, vers les 13 heures nous partons donc avec Matthieu du col des Montets vers le site des Chésérys jusqu'alors inconnu pour moi. Les voies sont belles et attirantes et nous optons pour la bleue, une D+ de 150 m. En montant on croise quelques bouquetins mâles aux cornes impressionnantes pour finalement retrouver la harde entière au pied de la voie. Ce qui nous donne l'occasion d'admirer leurs talents de grimpeurs lorsque l'un d'eux décide d'atomiser Matthieu alors qu'il entame la première longueur... Mais bon! C'est parce qu'ils ont 4 pattes avec des chaussons de marque magique aux pieds on dira... Bref nous montons en réversible, ce qui me laisse la tâche des deux longueurs plus difficiles de la voie qui sont données 5b ou 5c suivant les topos. Le dièdre de la seconde longueur est un régal, elle qui a : " vu transpirer de nombreux prétendants au diplôme d'aspirant guide dans les années 70, en grosses..." Cf. Topo.

dans la deuxième longueur...
Au final, quelques sueur froides dans de réta de la quatrième longeur et une redescente sous les gouttes de pluies. Mais un vrai régal. Merci pépère pour cette nouvelle journée de montagne partagée avec toi.
22:54 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grande voie, potof, christophe, boirel, savoie, haute-savoie, escaalde
21.05.2008
Périgord Climbing Session 2008
Pas encore de photos hélas pour ces quelques jours de pèlerinage en Périgord au moulin de Rochereuil passés avec ma Céline en compagnie de Pierre mon maître d'escalade et de Sylvain le Padawan accompagnés de notre fidèle staff médical représenté par Delphine. Quatres jours d'escalade partagés avec les amis ça fait grand bien! Retrouver notre niveau et la rigueur des falaises périgourdines où les 5a patinés suffisent à faire peur...
Merci à vous tous pour ces quelques jours de grimpe forts agréables.
22:53 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : périgord, potof, escalade, montagne, falaise, breuil, moulin de rochereuil
29.03.2008
Verdon à Pâques
Lundi de Pâques. Il fait doux à Pâques non? Depuis quelques temps, l'idée d'aller faire une petite virée dans le Verdon nous tarabuste Vincent, Romain et moi. D'autant que Vincent devra bientôt nous quitter pour partir faire pousser des arbres en Afrique... Chacun son truc! Nous mettons donc sur pied un week-end de trois jours au départ de Grenoble. Le hic, c'est que le vendredi matin du départ à Grenoble... il neige! Et pas qu'un peu. Romain arrive à 23h30 et des bananes à la gare et nous voilà partis sur la route direction le sud. À peine rendus sur l'autoroute, nous trouvons la neige, à raison d'une dizaine de centimètres. On se demande alors où est ce que nous pourrons nous arrêter pour dormir, et finalement nous passons le col de Luz la Croix Haute sans encombre et malgré une nege omniprésente sur la chaussée. Nous arrivons donc à 4h30 au point sublime et nous décidons d'y passer la nuit.
Fraîche la nuit dans la voiture d'ailleurs. L'eau gèle dans la voiture. Le lendemain, après un magnifique coup d'oeil, nous rejoignions Vincent à Moustier Ste Marie. Après les courses nous optons pour nous chauffer dans une voie des dalles grises côtée 4b max... nous tirons donc les rappel jusqu'à la vire, trouvons la voie mais pas les points... Surprise! Entre deux sauts de base jumpers, nous optons pour remonter par la seule voie qui reste envisageable pour un premier jour au départ de notre perchoir 150m au dessus du sol : Les Dalles Grises D+ (5c max).
Les Dalles Grises - D+ (5c max) l'escalès
Après celà nous nous posons pour dormir et le lendemain nous décidons de faire de la couenne le matin. Ça fait quand même bizarre les couennes du Verdon 300m au dessus du sol... L'après midi, je laisse mes compères à cause d'une crève bien prononcée. Ils se lancent dans une voie de 120 m 6a max... Moi je vais à la Palud boire un café, et de là je tombe sur un vieux provençal qui m'alpague. Nous discutons bien 3 heures. Le genre d'homme que j'aime et qui me dit : " Tu sais pourquoi je suis heureux ? Parce que j'emmerde le monde, j'ai ma liberté de penser...". Cette rencontre me fera méditer pas mal, et restera longtemps gravée dans ma mémoire. L'incarnation de la simplicité volontaire et de la vie.
Merci Monsieur!
Et merci à vous les potes pour cette virée en ce lieu mythique...
00:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : verdon, grande voie, escalade, dalles grises, potof, boirel, christophe
18.03.2008
Retour à Chaillol - Première Hivernale du Linguistier
Une belle ascension qui me tentait depuis plusieurs années et finalement faite avec ma Céline.
Très plaisant de se trouver à surplomber ma chère vallée en hiver. La ligne de l'arête est belle et facile. L'hiver donne une dimension alpine à cette randonnée d'ordinaire estivale.
Et le Champsaur est toujours aussi beau...
21:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




